Colard meurt avant le 1er novembre 1416 : à cette date, son frère Jeannet testant déclare que tous ses frères sont morts sauf labbé Estout et lègue ses biens à son neveu Guillaume, quil dit seigneur de Torcy et Blainville1269. Le grand soldat a peut-être été tué à la bataille dAzincourt le 25 octobre 1415, avec son gendre Philippe dAuxy. Les chroniqueurs nomment en effet parmi les morts le seigneur de Blainville1270, qui ne peut être un de ses fils, successivement héritiers de Blainville depuis 1391, puisque laîné, Charles, est porté disparu à Nicopolis en 1396 (ci-après), tandis que le cadet, Guillaume, vit jusquen 1449 (ch. 32). On se rappelle que le blason du sire de Torcy, attesté sur son sceau jusquen juillet 1415, est un écartelé de Blainville. Le cas échéant, le corps aura été identifié sur le champ de bataille par sa bannière. On ignore sil fut inhumé à Torcy, Blainville1271 ou sur les lieux du massacre... (T. 2 à paraître)  1269. Note 1052. 1270. CEM-3, p. 115 ; WAVRIN, op. cit., p. 226, etc. Sans précision de son prénom. Pas de seigneur de Torcy explicitement désigné. En revanche, le sire de Blainville nommé, déjà sans prénom, durant le siège d'Harfleur en août-septembre (voir ch. 24) est Guillaume, fils de Colard, héritier de Blainville après son frère Charles déclaré légalement mort en 1398 (ci-après). Guillaume est emmené prisonnier en Angleterre après la reddition dHarfleur (ch. 32) et ne combat pas à Azincourt. L'unique Estouteville explicitement nommé par Monstrelet parmi les morts se prénomme Jean, sans précision de fief. Il ne peut guère sagir que du fils cadet de Louis dE.-Bouchet, actif vers cette époque (ch. 35), car Jeannet dE.-Charlemesnil est en vie novembre 1416, ainsi que, en juin de la même année, Jean Ier d'E.-Villebon (ch. 42) ; Jean II dE.-Valmont est prisonnier des Anglais depuis septembre 1415 (ch. 24). 1271. François Farin livre une longue liste de mausolées de sires de Blainville, conjointes et enfants, ensépulturés en léglise paroissiale Saint-Germain disparue. FARIN, op. cit., p. 391-393. Une des dalles funéraires est aujourdhui exposée dans la collégiale. La BnF conserve un dessin de Louis Boudan (c. 1696) figurant le monument à Saint-Germain dun couple anonyme, surmonté de gisants, les pieds du chevalier reposant sur un bélier, emblème des Mauquenchy, la ceinture décorée dune ribambelle de moutons (ms fr 28404 (Pièces originales 1920), n° 1167). Toussaint Duplessis évoque lui aussi, en 1740, les détails pour le moins moutonnant de cette tombe (DHN-2, p. 341), tout comme François Farin en 1668 : dans le chur, sur vne tombe élevée dun pied & demy, est gravé vn homme ayant la teste nuë, les mains jointes ; vne cotte darmes, & autour de sa ceinture de petits moutons, & vn grand mouton sous ses pieds, & au costé vne Dame vestuë en Religieuse. Les travaux de désenfouissement menés au château ont permis de retrouver les fragments dun gisant de chevalier, sans doute celui du dessin, pas davantage identifié, mais qui n'est pas un Estouteville. |