Tombe disparue d'Isabelle de Chambly (XIVème s.)

 

Tombe disparue d'Isabelle de Chambly (XIVème s.)

Parente de Laure de Chambly († 1352).
Collection Gaignières (
c. 1707). BnF.

 

Lorsque la dame douairière du Bouchet décède, le 23 août 1352, elle n’a plus en effet pour héritier que son fils Louis d’Estouteville, chevalier1520. Laure de Chambly avait son obit le 23 août1521 à l’abbaye cistercienne du Val1522 où elle fut probablement inhumée1523.

(T. 1, p. 339-340)


1520. BEC-49, 1888, p. 207. Registres du Trésor. ‘Dominus Ludovicus d'Estouteville, miles, filius et heres solus et in solidum domicelle Lore de Bosqueto defuncte’, ‘que obiit xxiij augusti CCCLII’.
1521. BnF, ms la 5462, p. 380. 10
ème jour avant les calendes de septembre, ‘Domicella Laureta de Chambliaco’. Il est rare de pouvoir recouper la date d’un décès à cette époque.
1522. À Mériel, Val-d'Oise, a. Pontoise, c. Saint-Ouen-l’Aumône.
1523. On trouve dans la Collection Gaignières des reproductions de tombes disparues de cette abbaye, nécropole de plusieurs familles nobles de la région, dont les Chambly. Sur l’une d’elles (Gallica, btv1b6907186w), où la défunte est figurée seule, les mains jointes en prière, encadrée d'un dais architectural surmonté de deux angelots, on lit :

La suite de l'épitaphe avait disparu à l’époque de la transcription. Deux écussons sont disposés de part et d'autre de sa tête : trois coquilles, pour Chambly, et un burelé au lion, seul indice pouvant la rapprocher des Estouteville. Mais, contrairement à ce que suppose Henri Bouchot — annotation ‘Dame d’Estouteville’ au crayon —, Isabelle n’est pas Laure. Selon l’obituaire du Val, Isabelle de Chambly meurt un 5 mai, veuve de ‘Johannes de Rouvray’ (BnF, ms la 5462, p. 377). Comme celui des Estouteville, le blason des Rouvray est un burelé au lion, d'où la confusion : ‘bureley d'or et d'azur a un lion de gueules rampant’ (Louis DOUËT d’ARCQ (éd.), Armorial de France de la fin du XIVème siècle, Paris, 1859, n° 172) ; ‘Mesire Jehan de Rouveray porte les armes burele d'or a un lion de gheules et a un collier d'argent’ (Max PRINET (éd.), Armorial de France composé à la fin du XIIIème siècle ou au commencement du XIVème, Paris, 1820, n° 114).

 
 
 

>>>>> Vue de l'abbaye du Val dans la même collection.