Site castral médiéval de Liddel-Strength

 

Site castral médiéval de Liddel-Strength

Motte castrale. 2022.
Liddel, sur la frontière écossaise, fief des Estouteville de
c. 1170 à 1276.

 

À la fin du XIIIème siècle, la salle de représentation publique du château est décrite comme étant de bois1252, à l’instar sans doute de la majeure partie de l’édifice. En novembre 1300, il est question de « réparer la motte et les fossés l’entourant », de creuser « des loges dans la motte » pour la protection des hommes de la garnison et de « renforcer les palissades »1253. Une trentaine de tenures relèvent alors de Liddel, dont des sergenteries inféodées par cornage1254. Quand les Écossais prennent la place en 1346, ils parviennent à entrer, selon la Chronique de Lanercost, en perçant, sous le couvert des boucliers, une brèche à la base de l’enceinte avec des « outils de fer »1255. La forteresse de bois ne sera pas reconstruite. Les vastes retranchements castraux (1,5 ha) subsistent, dont une motte et les levées de terre de deux enceintes1256, installés sur un escarpement dominant la vallée frontière.

(T. 1, p. 279-280)


1252. CIPM-2, n° 439, p. 258. Inventaire de 1282.
1253. CDRS-2, n° 1173.
1254. CIPM-2, n° 439, p. 258-259. La châtellenie de Liddel n’est pas encore qualifiée de baronnie.
1255. STEVENSON, op. cit., p. 345. ‘Fortalitium de Lidelle’. ‘Tunc vero quidam Scotti, scutis tecti hominum armatorum, cum ferreis instrumentis fundum penetrantes et murum lacerantes, dictum fortalitium plures intraverunt sine igitur majore resistentia.’
1256. 55.0585° N, 2.9381° O.

 
 

Site castral médiéval de Liddel-Strength

Première enceinte à l'ouest et fossés, vus de la motte.

 

Site castral médiéval de Liddel-Strength

Lit de la rivière Liddel et côté écossais de la frontière, aujourd'hui cachés par un rideau d'arbres.