On se rappelle que lancêtre de la branche de Villebon est traditionnellement confondu avec son frère plus âgé aussi prénommé Jean. Laîné est régulièrement surnommé Jeannet en relation explicite avec ses fiefs de Lucy ou de Charlemesnil, notamment dans les actes royaux (ch. 30b). En revanche, lorsque Villebon est explicitement mentionné dans les documents contemporains, on ne trouve pas un seul cas où le tenant soit prénommé Jeannet. Michelle de Montdoucet Elle est la fille héritière de Jeanne de Villebon et de Robert le Borgne de Montdoucet, défenseur du pays chartrain en 1389 et 13921997, nommé premier écuyer de corps du roi par lettres du 27 août 13971998. Michelle hérite Villebon de sa mère avant 1391 (ci-après), puis Montdoucet de son père en 1399, avec la Gâtine1999, une terre que Robert a acquise 550 francs-or le 6 février 1387/8. Villebon relève de la dite Gâtine, qui relève de la baronnie du Chêne-Doré2000 ; Montdoucet est tenu de Nogent-le-Rotrou2001. [Sceau] Le château de Villebon En 1391, durant la trève des Marmousets (1389-1392), le château de Villebon est en construction, dans un but manifestement militaire et défensif ; peut-être à la demande de Charles VI, mais il nexiste aucune preuve dune commande royale2005. Pour lachever en tout cas, les revenus du couple propriétaire ne suffisent pas : le 31 mars 1393/4, décision de paiement à Jean d'Estouteville, valet tranchant du roi, de la somme de 1000 francs, du don que lui a fait le roi par sa lettre du 22 novembre 1391, à prendre en une fois sur le Trésor, pour l'achèvement de sa maison de Villebon dans laquelle le roi a été hôte2006.
Il semble que les travaux aient débuté deux ans plus tôt : Procès au Châtelet pour vol à Villebon, en août 1391, de onze tasses, douze cuillères et deux salières d'argent par un certain Bourdin, maître charpentier, complice de trois autres compagnons. Ils constituent l'un des ateliers de charpenterie que l'on faisait et a fait au dit lieu de Villebon, et ils avaient ouvre en icelui lieu par l'espace de deux ans continuellement ou environ2007.
La pierre faisant défaut en ces lieux, lédifice est bâti tout de brique rouge modelée avec la terre argileuse locale. Il suit un plan quadrangulaire classique, ponctué de tours et muni dune porte fortifiée défendue par deux tours en saillie. Réparé après un incendie survenu en 1462, il connaît quelques modifications aux siècles suivants (ch. 44-46) : notamment le percement de fenêtres, lajout dun couronnement aux tours, de la plate-forme rectangulaire sur laquelle il semble être posé les douves baignaient à lorigine directement les murs et dun perron dagrément ouvrant laile sud sur le parc. Néanmoins, lallure générale de lédifice et les principaux éléments structurels datent de lépoque des Estouteville, du XIVème au milieu du XVIème siècle. Alors que nombre de plans deau des alentours, entre Eure et Loir, ont été transformés en terres cultivées à la Révolution, les vastes étangs de Villebon et de la Gâtine subsistent. Le château rose, superbement conservé, est toujours ceint de ses douves, et on relève encore tous les soirs le pont-levis à Villebon... Conseiller aux Comptes Le 7 janvier 1400/1, lheure est à léconomie... Une ordonnance royale réduit le nombre des officiers de justice et de finances, mais stipule que Jean est maintenu à vie conseiller à la Chambre des comptes2008. Une démonstration de plus de la faveur dont jouissent les frères de Torcy, fils dun chevalier mort à la bataille de Poitiers. À lautomne 1402, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi, ayant pris le pouvoir des mains de son neveu Louis dOrléans, se rend en Bretagne, où la duchesse Jeanne de Navarre a le projet de convoler avec le roi Henri IV dAngleterre : il faut ramener le jeune duc et la régence de Bretagne dans le giron français. Sur son parcours vers Nantes, le Hardi déjeune le 24 septembre à Villebon, comme le signalent ses comptes : Disner a Villebon aux frais de messire Jehan dEstouteville souper et gister a Bonneval2009.
Jean est désormais écuyer de corps du souverain, comme Jeannet, et tous deux conseillers royaux. En 1400, livraison des houppelandes du 1er mai aux seigneurs de la cour, dont Jehannet dEstouteville laisne et Jehannin dEstouteville le jeune2010. Premier écuyer Le 19 juin 1408, Charles VI fait don du coursier que lui doit tous les ans la ville de Florence, en raison de lhommage quelle lui fait de la ville de Pise2011, à son ainsne fils Loys, duc de Guienne et dalphin de Viennois. La monture est à délivrer à lintéressé (âgé de 11 ans) ou, dit le roi, a son ame et feal escuyer de corps Jehan dEstouteville, premier escuyer de corps et maistre dicellui nostre fils. Dans un compte daoût, Jean est encore dit le maître décurie du Dauphin, sur une période allant du 6 décembre 1407 au 30 juin 14082012. Le Mesnil-Simon Le 3 mars 1409/10, Jehan d'Estouteville le jeune, écuyer de corps du roi et premier écuyer du duc de Guyenne, constitue à Guillaume Sanguin, échanson de roi, une rente de 60 livres sur les revenus du Mesnil-Simon assis en la châtellenie de Bréval, sur Ménainville2013 et Presles2014 tenus de la châtellenie de Rochefort[-en-Yvelines], ainsi que sur « la terre, justice & seigneurie de Biesal2015 assize au bailliage de Caux en Normandie, tenue en fief de monsieur dEstouteville »2016, son frère Colard sans doute. La contrepartie n'est pas précisée mais il nest guère douteux que les capitaux font encore défaut. Le Mesnil-Simon, muni de la justice moyenne et basse, situé dans l'actuel département de l'Eure-et-Loir, est frontalier des Yvelines et meut à l'époque de Bréval2017, 6 km au nord, que tient Simon du Mesnil-Simon2018. En 1413, des aveux et dénombrements sont rendus à Jeannot dEstouteville (le fils de Jean ci-après) pour son fief en partage du Mesnil-Simon2019. Décès Selon lobituaire des Cordeliers de Chartres, Michelle de Montdoucet, inhumée au milieu du chur de léglise Saint-François (tombe disparue), serait décédée le 3 juin 14122020. Jean est en vie le 30 juin 1416, quand Marguerite de Bruyères nomme son cousin Jehan dEstouteville, seigneur de Villebon, lun de ses exécuteurs testamentaires2021, plus le 1er novembre suivant, lorsque Jehannet testant déclare que tous ses frères sont morts sauf labbé de Fécamp2022. Descendance Charles Ier dE.-Villebon ch. 43. SPC Blanchet (Louis) dE.-Villebon ch. 44. Jean. SPC Il reçoit un quart de la succession familiale2023. Sous l'occupation anglaise, il est confisqué des terres franciliennes : Guillaume Heron a eu lez terres que furent a Jehan de Touteville et a Symon de Menil Symon, chevalier, et a Pierre dOrgesy, en balliage de Mante, a la charge dun espe darmes estre poie a Vernon a la St. Jehan2024.
Une fille. Née vers 1395-1400, son oncle Guillaume dEstouteville, lévêque de Lisieux, la dote par testament en 1414 : Mon frère Jean d'Estouteville a une fille qui est maintenant en âge de se marier ; à sa fille, ma nièce, dont la probité et le caractère sont hautement loués, je lègue mille livres tournois pour son mariage2025.
Un enfant. Il naît à la fin de lannée 1409 : le jour de la Saint-Aignan, 17 novembre, lévêque de Chartres autorise le transport dun autel portatif à Villebon pour les relevailles de Michelle2026. 2027
(T. 2 à paraître)  1997. Eugène de LÉPINOIS, Histoire de Chartres, t. 2, Chartres, 1858, p. 51, 53-54. 1998. Hector de SOUANCÉ, Notes sur Souancé et Montdoucet, 1080-1793, MSAEL-10, 1896, p. 328. Dans une liste décuyers du corps en 1388, le Borgne de Montdoucet est nommé après Jeannet, tandis que Jean est classé parmi les valets tranchants (Chronique dite de Juvénal des Ursins, édition augmentée de 1653, p. 719, 721). 1999. Bois et étangs à Saint-Denis-des-Puits, commune contiguë à Villebon. 2000. MGPC-3, p. 281, l. 3-30. Imp. CV, n° 1/1-8. Résumé après 1486 d'originaux disparus. Le Chêne-Doré, hameau de Saint-Denis-des-Puits. La terre de Villebon se nommait anciennement Fellarville et n'a pris son nom actuel que vers 1350 (Pierre de LA RAUDIÈRE, Le château de Villebon, dans les Cahiers percherons, n° 33, 1972, p. 20). Castellanie de la Gastine et Villebon en 1557. CV, n° 36. 2001. MGPC-3, p. 290, l. 27-28, 32-33. Imp. CV, n° 2/9-10. Nogent-le-Rotrou, sous-préfecture de lEure-et-Loir. [...] 2005. Cest Jeannet, pas Jean, qui reçoit 1000 francs-or du roi par lettres de Saint-Germain-en-Laye le 28 août 1390 : Considerans les bons et agreables seruices que nostre ame et feal conseillier Jehannet Destouteuille nous fait chascun iour et esperons quil face ou temps auenir, et aussi pour li aidier a auoir une maison pres de Paris. Car, dit Charles VI, nous voulons que la gregneur partie du temps il soit pour noz besongnes a Paris ou enuiron, ou deuers nous ou nous serons, affin que plus prestement le puissions auoir pour noz affaires. Jehanet délivre un reçu scellé et signé de cette somme le 1er septembre suivant, en répétant les termes de lattribution. BnF, ms fr 27566 (Pièces originales 1082), n° 84 et 92. Distant de près de 120 km de Paris et autant de Saint-Germain-en-Laye, on ne peut pas dire que Villebon soit idéalement situé pour répondre aux convocations urgentes du souverain adressées à lun de ses émissaires favoris... À cette époque, sans chevaux de relais, un messager ne parviendrait pas à sa destination en moins de trois jours, et au mieux en un jour avec relais, sans compter le temps de réaction et de déplacement du destinataire. Contrairement à ce que croit Pierre de la Raudière, ancien propriétaire du château, Villebon nest pas la maison près de Paris que se donne la peine de financer le roi pour son service preste et immédiat. 2006. Henri MORANVILLÉ (éd.), Extraits de journaux du Trésor (1345-1419), BEC-49, p. 395, n° 383. Johannes dEstouteville, valetus scindens domini Regis ; pro perficiendo domum suam de Villebon, in qua idem dominus Rex fuerat hospitatus. 2007. LA RAUDIÈRE, op. cit., p. 3. 2008. ORF-8, p. 416-417. Avec quatre autres conseillers. Jehan dEstouteville. Il est conseiller aux Comptes dès 1395 (BEC-49, p. 401, n° 410 ; p. 411, n° 461 ; BEC-71, p. 567n ; ORF-8, p. 22, 99, etc.). 2009. Ernest PETIT, Itinéraires de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, ducs de Bourgogne (1363-1419), Paris, 1888, p. 329. Bonneval (Eure-et-Loir, a. et c. Châteaudun) est situé à plus de 30 km au sud de Villebon. Le duc gîtait à Chartres la nuit précédente. 2010. Louis DOUËT d'ARCQ (éd.), Choix de pièces inédites relatives au règne de Charles VI, t. 1, Paris, 1863, p. 165. 2011. Italie, Toscane. 2012. Léopold PANNIER (éd.), Les joyaux du duc de Guyenne, dans la Revue archéologique, t. 27, Paris, 1874, p. 36, n° 13-14. Louis de Guyenne est le troisième fils, mort en 1415, de Charles VI. Charles VII qui lui succède est son cinquième fils. 2013. Hameau dAblis, Yvelines, a. et c. Rambouillet. 2014. Ferme à Prunay-en-Yvelines, jouxtant Ménainville à louest. Les deux terres vont se transmettre à ses descendants, avec Boiteaux (ch. 44-45), aussi contiguë à Ménainville. 2015. Biesal ou Bersal non identifié. Apparemment son apanage ou une partie. 2016. MGPC-3, p. 292, l. 23-36. Imp. CV, n° 2/25. Guillaume Sanguin est un riche bourgeois anobli qui possède de nombreuses rentes sur des maisons de Paris. Il est le prévôt des marchands durant le siège de la capitale en 1429 et lassaut mené par Jeanne dArc (Antoine LE ROUX de LINCY, Lazare TISSERAND, Paris et ses historiens aux XIVème et XVème siècles, Paris, 1867, p. 340-347). 2017. Yvelines, a. Mantes-la-Jolie, c. Bonnières-sur-Seine. 2018. AD78, E 2356 à E 2362. 2019. Ibid., E 2361. 2020. Auguste MOLINIER (éd.), Auguste LONGNON (dir.), Obituaires de la province de Sens, t. 2, 1906, p. 325 F. Plusieurs dates de ce nécrologe sont fausses (CV, p. 7n). Blanchet notamment est inscrit à trois dates différentes (p. 315 F H, 337 D). Les obituaires étaient régulièrement réécrits pour tenir compte des ajouts et certaines mentions complétées. Les éditeurs datent le manuscrit entre 1467 et 1473, et précisent que de la fin du XVème au début du XVIIIème, on y a ajouté beaucoup de mentions que nous avons jugées assez intéressantes pour être imprimées. La version imprimée toutefois ne marque pas la différence entre le texte original et les ajouts. 2021. BnF, Fonds Moreau, ms 1162, f° 366r. Imp. Alexandre TUETEY (éd.), Testaments enregistrés au parlement de Paris sous le règne de Charles VI, Paris, 1880, p. 344. 2022. Moreau, ibid., f° 190v. 2023. Selon les dires de Charles II dE.-Villebon, repris dans des lettres royales du 27 novembre 1479, son grand-père avait à sa mort trois fils : Charles (Ier), « son filz aisne », héritier de la moitié de la succession, Blanchet et Jean, qui reçurent chacun un quart. MGPC-3, p. 290, l. 45-47. Imp. CV, n° 2/12 (1). 2024. RDC-B, p. 7. Période 1418-1420. 2025. Moreau, ibid., f° 85v. Id. AD76, J 1087, cf. parlement de Paris, registre A, f° 417. Johannes de Estoutevilla frater meus germanus habet unam filiam de presenti in etate nubili existentem, eidem filie nepti mee, probitate et moribus multipliciter commendate, pro maritagio suo lego mille librarum turonensium. Lévêque ne précise pas le prénom de la jeune fille. Gabriel de la Morandière, dans sa traduction résumée du document, introduit curieusement le prénom Isabelle dans le texte, ainsi que la seigneurie de la Gâtine dont il titre Charles (HMEN, p. 239-240), bien quelle napparaisse pas non plus. Guillaume prend en charge la dot de sa nièce : un élément de preuve de plus, sil en fallait encore, que Jean, contrairement à Jeannet, nest pas particulièrement riche. 2026. MGPC-1, f° 1v, l. 50-51. Imp. MSAEL-1, p. 259, n° III. « Altare portatile pro domicella Michelata de Montdoucet, uxore Johannis d'Estouteville, & quod possit ad purificationem admitti in domo sua de Villebon. » Le château na donc pas encore de chapelle. 2027. Le père Anselme ne donne pas de sur à Charles et Blanchet et ne connaît pas Jean, mais, copié par Gabriel de la Morandière, ajoute à la fratrie un aîné et un benjamin : 1. Colart dEstouteville, seigneur du Mesnil-Simon, de Villebon, &c. mort sans enfans d'Adrienne dAilly sa femme, fille de Louis dAilly, seigneur de Varennes, et 4. Hector dEstouteville, seigneur de Beaumont, se trouva à la levée du siege de Dieppe, où il fut fait chevalier en 1443, & ne laissa point denfans de Jeanne de Haversquerque sa femme, à laquelle lévêque de Lisieux son oncle fit quelques legs par son testament de lan 1414 (HGF-8, p. 100). Charles (Ier) est attesté le tenant de Villebon et de Montdoucet dès le 21 juin 1417 (ch. 43). Dans son testament de 1414, Guillaume, évêque de Lisieux, lègue des chevaux à ses frères Johanni seniori et Johanni juniori, Jean laîné et Jean le jeune, et enchaîne directement par un don similaire à Karolo ejus filio, Charles (Ier) son fils : pas de Colard sintercalant ni ensuite (Moreau, op. cit., f° 86r). Charles II dE.-Villebon, fils de Blanchet, ne connaît pas non plus Colard (note 2023). Par un contrat passé devant notaires le 17 janvier 1410/11 et enregistré à la prévôté de Paris, Pierre Beleteau, écuyer d'écurie du roi, cède des intérêts terriens à « Jehan d'Estouteville, escuyer d'escurie du roy & premyer escuyer du corps de monsr le duc de Guyenne, Charles d'Estouteville, escuyer, son fils aisne » (MGPC-3, p. 292, l. 40-41 ; imp. CV, n° 2/26 ; sont aussi nommés Colard dEstouteville, chevalier, conseiller et chambellan du roi, et « Jehannet dEstouteville, escuyer, conseiller dudict seigneur », dits les frères de Jean). Gilles de la Roque conçoit apparemment quelques doutes concernant lalliance dAilly : selon lui, Adrienne dAilly est mariée à Iean-Colard dEstouteuille seigneur de Villebon et de Montdoucet (HGMH-1, p. 608). Adrienne fille de Louis dAilly est en fait, un siècle et demi plus tard, lépouse de Jean de Laubier, qui sengage par contrat en 1556 auprès de son grand-oncle Jean II dE.-Villebon sans enfants à porter les nom et armes dEstouteville (on se souvient que Jean II est devenu laîné dynastique en 1555 ; ch. 27). Par cet accord, Jean II cède de son vivant la nue-propriété de Villebon, etc. à Laubier, qui dès lors se nomme lui-même Jean de Touteville et se dit seigneur de Villebon, mais meurt avant le donateur, doù un imbroglio successoral et une belle confusion généalogique (ch. 45-46). Colard a le parfait profil du personnage imaginaire, mixe incertain déléments épars recombinés tel quen est parsemée la généalogie dAnselme. Quant à Hector seigneur de Beaumont, les auteurs anciens, comme vu au fil de ces pages, ont des réticences concernant le singulier prénom Estout tiré de la littérature chevaleresque (t. 1, note 2), il ne figure pas au calendrier des saints , qui sajoutent aux re-traductions du latin, et ladaptent régulièrement : Estienne, Astolphe, Hector, Estold... Les trois Estouteville présents au siège de Dieppe sont les frères de Torcy à la génération suivante (voir ch. 33) : Jean II, laîné, Robert, tenant de Beynes, et Estout, tenant de Beaumont, une seigneurie que dailleurs Anselme, nullement embarrassé par lubiquité généalogique, attribue aussi à ce dernier (HGF-8, p. 98). Estout sire de Beaumont est marié à Bonne dHerbaumez, veuve de Jean dUutkerque (ch. 32b). Enfin, le dit évêque de Lisieux nest pas loncle de la sibylline Jeanne dHaversquerque, mais dune fille de Jean et de Michelle, quil désigne dans son testament (ci-avant), sans nommer aucune Jeanne ni autre nièce. Faut-il encore dire que les assertions du père Anselme et de ses naïfs ou peu regardants copistes sont distordues ?
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